Le sport de haut niveau en ski alpin : la planète Mars pour les femmes?

Le sport de haut niveau en ski alpin : la planète Mars pour les femmes?
Les femmes dans le sport

Il est indéniable que le ski alpin demeure encore un environnement très masculin où les femmes, surtout dans le coaching, ne sont toujours pas appréciées à leur juste valeur. Cette vérité est telle qu’il est presque impossible de penser trouver un nombre significatif de femmes chez les entraîneurs de haut niveau et chez les officiels de haut niveau. Par exemple et à ma connaissance, la dernière entraîneure en Coupe du Monde à l’Équipe canadienne date des années lorsque Mélanie a remporté son championnat du monde et s’appelle Pascale Thibault. (article du Globe and Mail)

Pascale Thibault au centre avec à sa gauche Piotr Jelen et Serge Dugas à sa droite.

Je viens tout juste de lire un article de l’USSA qui parlait du fait qu’un membre de leur équipe d’entraineurs avait été la première femme (Karin Harjo) à tracer en slalom en Coupe du Monde. À quand date ce premier traçage par une femme…? 2016!! (Article USSA)

Pourtant de plus en plus d’études démontrent que n’importe quel groupe dont la composition sera diversifiée (40% minimum hommes ou femmes + diversité ethnique) sera largement plus efficace et performant. D’autres études démontrent même que les femmes seraient de meilleurs leaders et, à plusieurs points de vue, je fais partie de ceux et celles qui le pensent. Malgré cela et le fait que l’on soit en 2016, il semble que le chemin vers le haut de la pyramide du coaching ou des officielles demeure ardu pour les femmes.

Notre plan stratégique incluait, en 2013, des objectifs d’augmenter le nombre de femmes d’officielles de haut niveau. Un membre m’avait fait le commentaire que l’objectif était louable, mais « qu’il ne fallait cependant pas baisser la barre » afin de l’atteindre. Je pense que cette personne voulait dire que l’on devait toujours prendre les meilleures personnes indépendamment du sexe, mais le commentaire avait tout de même des racines sexistes et indicatrices de l’état notre sport en général.

Il y a donc du travail à faire qui doit commencer par un désir des femmes de se rendre aux plus hauts niveaux et je ne parle pas de performance en compétition. Mais ce désir se réalisera uniquement par le biais d’un environnement qui démontrera, par des actions concrètes, qu’il est tout aussi possible pour une femme d’être choisie comme traceur en Coupe du Monde qu’il est possible pour elles d’intégrer ce « Old-boys-club » qu’est le groupe des DT FIS canadien.

On récolte ce que l’on sème et il est temps de semer avec les bonnes semences.

DP Lavallée